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relance des travaux et réflexion sur l’adhésion du Maroc à la CEDEAO

septembre 11, 2024 @ 8h00 - 17h00

L’adhésion du Maroc à la CEDEAO (Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest) présente plusieurs avantages et utilités pour les deux parties.

La concrétisation de ce projet datant de 7 ans est plus que d’actualité vu le contexte dans lequel se trouve la CEDEAO avec le départ des états du Mali, Burkina et Niger, qui ont créé une autre organisation régionale dénommée AES ( Alliance des États du Sahel ).

Avec l’aboutissement de l’adhésion du Maroc, cela pourrait être une occasion de revisiter et corriger les imperfections sur les orientations politiques et diplomatiques régionales de l’organisation qui avaient occasionné la sortie de ces 3 pays. Il s’agit de mettre en exergue l’utilité de cette adhésion mais aussi de tout autre état candidat, désireux de rejoindre cette organisation régionale pour une intégration africaine dynamique et solide. L’urgence est aussi dans le changement de l’acronyme « CEDEAO » par les dénominations suivantes proposées par le think tank :

 

CEDEAO+ : Le + impliquant tous les états candidats souhaitant rejoindre l’organisation, dont le retour des états de l’AES qui garderont leur entité et identité,  le Maroc candidat depuis 2017.

 

CEDEMOA : pour dire « Communauté économique et de développement des États Maghrébins et Ouest-Africains ». Il s’agit là de travailler aussi  sur l’enrôlement de la Mauritanie. Ce qui par ricochet facilitera  le projet de création du pipeline qui traversera le Maroc, Mauritanie, le Sénégal jusqu’au Nigeria.

 

Le projet d’ouvrir la CEDEAO a d’autres états amis et partenaires, sera une aubaine pour booster les partenariats Sud -Sud, renforcer les échanges entre les états du Sud global. Nous déclinons ci-après, les avantages visibles pour le Maroc et pour les états ouest-africains.

 

Pour le Maroc, l’adhésion à cet espace lui offre un accès à un marché régional en plein essor. Le maroc bénéficierait d’un accès au marché de la CEDEAO qui compte plus de 380 millions de consommateurs, favorisant ainsi ses exportations de biens et de services. Sur le plan économique, cela permettra la diversification de son  économie. Selon la revue espace géographique et sociétés marocaines, la part de l’Afrique subsaharienne dans les exportations marocaines mondiales est passée de 5,3 % en 2000 à plus de  7,8 % aujourd’hui, quant à celle des  importations elle est  passée de 5,4 % en 2000  à plus de 3,9 % maintenant, ce qui est  jugé faible par rapport aux potentialités et opportunités de développement. L’intégration dans la CEDEAO lui permettrait aussi de diversifier ses partenaires commerciaux et d’atténuer sa dépendance vis-à-vis de l’Europe. La concrétisation du projet offrira plus d’opportunités d’investissement au Maroc afin d’investir dans les pays membres de la CEDEAO, en particulier dans les secteurs de l’agriculture, des infrastructures, et des services. Sur le plan de la diplomatie économique, en rejoignant cet espace, le Maroc renforcerait ses relations politiques et économiques avec les pays d’Afrique de l’Ouest. La CEDEAO dispose  aussi de vastes ressources naturelles que le Maroc pourrait exploiter en collaboration avec les pays membres.

 

Pour les états de la CEDEAO, c’est une opportunité pour eux de bénéficier de l’expertise et le savoir-faire marocains car  le Maroc présente une expertise reconnue dans divers secteurs tels que les banques, les assurances, les télécommunications, et les infrastructures. Les entreprises marocaines, déjà présentes dans plusieurs pays de la CEDEAO, pourraient intensifier leurs investissements, créant ainsi des emplois et stimulant la croissance économique, ce qui pourra faciliter, renforcer la coopération et l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest. Concernant les infrastructures, le Maroc pourrait participer au développement des infrastructures régionales, notamment les routes, les chemins de fer, et les réseaux énergétiques. L’adhésion du Maroc, augmentera les échanges commerciaux. Cela pourrait dynamiser les échanges commerciaux intra-régionaux, contribuant ainsi à la croissance économique de la région.

Pour résumer, la pertinence de ce projet réside dans le fait que nous sommes dans un contexte de recomposition géopolitique et géostratégique, et à l’ère des grands ensembles, l’Afrique de l’ouest ne doit pas être en reste. De ce fait, nous avons noter ces trois majeures utilités de l’intégration régionale que sont :

Les synergies économiques : La complémentarité des économies du Maroc et des pays de la CEDEAO pourrait générer des synergies bénéfiques pour tous. D’après la revue espace géographique et sociétés marocaines, le Maroc est le 46ème partenaire commercial de la CEDEAO ; il est le 25ème fournisseur de la zone CEDEAO avec 0.7 % du commerce mondial en 2016 ;  le 21ème fournisseur (hors pays CEDEAO) ;  le sixième pays africain fournisseur de cette zone ;  et le 2ème fournisseur africain de la zone (hors pays CEDEAO). (Source : Ministère de l’économie et des finances et office des changes,  les échanges Maroc – CEDEAO Cadre règlementaire et évolution des échanges extérieurs).

 

La stabilité régionale : Une plus grande intégration économique pourrait renforcer la stabilité politique et sécuritaire de la région. Cela contribuera beaucoup à lutter contre le terrorisme dans la région.

 

L’influence internationale : Une CEDEAO élargie avec le Maroc pourrait avoir un poids plus important sur la scène internationale, notamment dans les négociations commerciales et diplomatiques.

 

septembre 11, 2024 @ 8h00 - 17h00
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